Skip to content
1981
Volume 17, Issue 2
  • ISSN: 1368-2679
  • E-ISSN: 1758-9142

Abstract

Abstract

This article examines how Guadeloupean novelists Daniel Maximin and Maryse Condé – the former in L’Isolé soleil ([1981] 2001) and Soufrières ([1987] 2004) and the latter in En attendant la montée des eaux (2010) – articulate a ‘disaster cosmopolitanism’ in response to global catastrophes and suffering. Through close readings of these novels, this article explores how each author actualizes a framework for global solidarity beyond a purely French or Francophone scope in a world where the risk of catastrophe is ubiquitous. It argues that in these novels Maximin and Condé outline a global ‘disasterscape’ in which catastrophe becomes the link between different peoples and cultures across the world. Disaster cosmopolitanism imagines, then, globalization in terms of geographies of solidarity rather than neo-liberal economic competition. Incorporating humanitarian action into its response, disaster cosmopolitanism makes risk and catastrophe fundamental conditions of contemporary society and thinks about catastrophes relationally by drawing disparate peoples and regions together in the recognition of and shared responsibility for financial, ecological and technological risks and vulnerabilities.

Cet article examine la manière dont les romanciers guadeloupéens Daniel Maximin et Maryse Condé – le premier dans L’Isolé soleil ([1981] 2001) et Soufrières ([1987] 2004), la seconde dans En attendant la montée des eaux (2010) – articulent un ‘cosmopolitisme du désastre’ face à la souffrance et aux catastrophes mondiales. A travers des lectures détaillées de ces romans, cet article analyse comment les auteurs pensent la solidarité au-delà des contextes français et francophone dans un monde où le risque de catastrophes est omniprésent. Il soutient que Maximin et Condé tracent dans leurs romans les contours d’un ‘paysage’ mondial de désastres dans lequel les catastrophes deviennent un lien important entre peuples et cultures disparates. Le cosmopolitisme du désastre revient donc à imaginer la mondialisation comme un ensemble de géographies de solidarités au lieu de la concurrence économique acharnée que prône le néolibéralisme. Tout en intégrant l’action humanitaire à sa réponse, le cosmopolitisme du désastre fait du risque et des catastrophes des conditions fondamentales de la société contemporaine. Ainsi propose-t-il de penser les catastrophes de manière relationnelle afin de relier des peuples et des régions différents aussi bien autour de la reconnaissance que de la responsabilité partagée des risques et des vulnérabilités financiers, écologiques et technologiques.

Loading

Article metrics loading...

/content/journals/10.1386/ijfs.17.2.215_1
2014-06-01
2024-07-20
Loading full text...

Full text loading...

/content/journals/10.1386/ijfs.17.2.215_1
Loading
This is a required field
Please enter a valid email address
Approval was a success
Invalid data
An error occurred
Approval was partially successful, following selected items could not be processed due to error