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‘Integration’ expects immigrants to conform to a certain idea of Frenchness. While ‘integration’ has been and continues to be the watchword in French politics, recent directors contend that new and decolonized French identities are formed through different mechanisms. This article argues that Lucien Jean-Baptiste and Philippe Larue in 30° Couleur present a protagonist of Martinican descent who comes to terms with his previously compartmentalized Frenchness through a process that this research conceives as a process of dis-integration, challenging the perceived notion that ‘integration’ is the only valid path to being French. The process of dis-integration has three fundamental steps: (1) the physical dissociation of the protagonist from his space of integration, (2) the rediscovery and reconnection with a deep part of his identity that he had (un)consciously repressed and subsequently erased and (3) the acceptance of his double or plural identity and the creation of a space where these identities can co-exist without dominating or annihilating one another.
RésuméTandis que la notion d’‘intégration’, qui présuppose que les immigrants doivent se conformer à une certaine idée de la francité, a été et continue d’être le mot d’ordre au cœur de la politique française, des réalisateurs récents explorent l’idée que de nouvelles identités françaises décolonisées se forment à travers différents mécanismes. Cet article postule que Lucien Jean-Baptiste et Philippe Larue dans 30° Couleur présentent un personnage d’origine martiniquaise, qui reconstruit sa francité précédemment compartimentée à travers un processus que cette étude définit comme un processus de dés-intégration, remettant en cause l’idée reçue selon laquelle l’‘intégration’ est le seul chemin possible pour être français. Cet article identifie le processus de dés-intégration autour de trois étapes fondamentales: 1) la distanciation physique du protagoniste de son espace d’intégration, 2) la redécouverte et la reconnexion avec une partie profonde de son identité qu’il avait (in)consciemment refoulée puis effacée et 3) l’acceptation de son identité double ou plurielle et la création d’un espace où ces identités peuvent coexister sans se dominer ni s’anéantir.