International Journal of Francophone Studies - Current Issue
Volume 26, Issue 3, 2023
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The politics of urban murals in North Africa: Performing dissent and martyrdom in the city
More LessAuthors: Kamal Salhi and Salima BenouarglaIn the context of usually little tolerance policies in North African political culture towards public gatherings, this article demonstrates the importance of understanding why street art has become unpredictable and unpunishable since the social protests of 2011 in Tunisia and Egypt. Studying graffiti has relevance for research and policies on artistic rebellion as this art is part of a little defined area of performance that is not harmful but can nonetheless be labelled as unrest. It has a role of eyes on the street in multifunctional neighbourhoods, when people’s presence in the streets contemplating murals or demonstrating nearby could contribute to attract more people, but distinct from people who hang around in urban spaces as social disorder. In the region’s public space some official or government supported demonstrations can be performed, while everything that departs from the mainstream is removed or excluded. This article establishes that straying perspectives on public manifestations, graffiti included, lead to confusion about appropriate political responses. In fact, it addresses the question that if offensiveness is subjective, how can authorities discern what is acceptable and what is not. And to whom should authorities listen: to the majority, to those with most political or economic influence, or to more marginal artistic groups who enact their ‘right to the city’.
RésuméDans le contexte de politiques généralement peu tolérantes en Afrique du Nord à l’égard des rassemblements publics, cet article démontre pourquoi le street art est devenu imprévisible et échappe à la condamnation depuis les manifestations populaires de 2011 en Tunisie et en Égypte. L’étude du graffiti est pertinente pour la recherche et les politiques sur la rébellion artistique, dans la mesure où cet art fait partie d’un domaine de performance peu défini qui n’est pas nuisible mais peut néanmoins être qualifié de trouble. Il a un rôle d’œil sur la rue dans les quartiers multifonctionnels, où la présence de personnes contemplant des peintures murales ou manifestant à proximité, pourrait contribuer à attirer davantage de monde, mais à distinguer des personnes qui traînent dans les espaces urbains en raison du désordre social. Dans l’espace public de la région, certaines manifestations officielles ou soutenues par le gouvernement peuvent avoir lieu, tandis que tout ce qui s’écarte du courant dominant est supprimé ou exclu. Cet article établit que les perspectives errantes sur les manifestations publiques, y compris les graffitis, conduisent à une confusion quant aux réponses politiques appropriées. En fait, il répond à la question suivante: si le caractère offensant est subjectif, comment les autorités peuvent-elles discerner ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Et qui les autorités doivent-elles écouter: la majorité, ceux qui ont le plus d’influence politique ou économique, ou les groupes artistiques plus marginaux qui mettent en œuvre leur ‘droit à la cité.
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Les jeux d’écriture de Linda Lê dans Les dits d’un idiot
More LessAs a Francophone novelist, Linda Lê realizes, better than anyone else, that literary language implies a certain freedom. However, entering this mystical world of language is always an exciting and risky mission for her. In this alchemy of the verb, the author has discreetly invented new forms by making suppression and, as a result, her posture. The removal of punctuation in his novel Les dits d’un idiot may surprise the readers who are familiar with her other grammatically well-structured texts. But this new writing technique is a fundamental experience, revealing another poetic aspect in Lê’s writing. This writing game leads us, at first, to question what the function of dismissing punctuation system is. The question suggests to return to a quick observation on literary grammar. Secondly, we will present some methods of removing punctuation in Les dits d’un idiot, particularly the process of organizing chapters and the rising tide of the words of the character, an ‘idiot’ son.
RésuméEn tant que romancière francophone, Linda Lê prend conscience, mieux que tout autre, que la langue littéraire dispose d’une certaine liberté. Mais entrer dans ce monde mystique du langage est pour elle toujours une mission à la fois passionnante et menaçante. Dans cette alchimie du verbe, l’auteure a discrètement inventé des formes nouvelles en faisant de la suppression sa posture. La suppression de la ponctuation dans son roman Les dits d’un idiot pourra surprendre les lecteurs familiers de ses autres textes bien structurés grammaticalement. Mais cette nouvelle technique d’écriture est une expérience fondamentale révélant un autre aspect poétique chez Lê. Ce jeu d’écriture nous amène dans un premier temps à poser la question de savoir quelle fonction l’auteure a accordée à cette privation du système de la ponctuation. La question demande de revenir à une observation rapide sur la grammaire littéraire. Dans un second temps, nous présenterons quelques modalités de suppression de la ponctuation dans Les dits d’un idiot, particulièrement le procédé d’organiser des chapitres et la marée montante des paroles du personnage, un fils ‘idiot’.
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